Leçon sur le Congo et la Belgique (1885-1965) – 2. Un régime colonial prédateur

Mons, 14 juillet 2026

 

Des excédents financiers détournés

Alors que le roi et le gouvernement s’étaient dit convaincus que les ressources du nouvel État suffiraient à son développement, le gouvernement belge doit intervenir en 1890 et 1895 pour renflouer les caisses de l’EIC et son souverain par des prêts financiers. Le régime domanial instauré au profit de l’État indépendant à partir de 1891-1892 et l’importance des récoltes de caoutchouc obtenues par le travail forcé des indigènes dans le Domaine de la Couronne et les concessions privées changent la donne à partir de 1896. D’autant que les besoins industriels de ce matériau s’accroissent. Léopold III va alors disposer d’excédents financiers considérables. Néanmoins, à l’encontre de la doctrine coloniale de la fin du XIXe siècle qui affirmait que les revenus coloniaux devaient être affectés au développement des colonies elles-mêmes, le roi les détourne au profit de grands travaux en Belgique, ainsi que pour accroître son propre domaine : Arcades du Cinquantenaire, Musée de Tervueren, Tour japonaise, Pavillon chinois, travaux d’Ostende, château de Ciergnon, golf de Klemskerke, parmi d’autres. Analysées par les historiens d’aujourd’hui, les pratiques royales ne manquent pas de surprendre. Ainsi que l’écrit le professeur à la VUB Guy Vanthemsche : le roi a déployé une panoplie de méthodes peu communes pour lancer, puis pour maintenir à flot coûte que coûte son entreprise congolaise : écrans de fumée et hommes de paille ; alibis humanitaires et philanthropiques ; corruption de journalistes et campagnes de propagande destinées à influencer l’opinion publique nationale et internationale ; duplicité, manipulation de textes officiels, omissions volontaires voire même mensonges tout court – même à l’égard de pays comme la Grande-Bretagne et les États-Unis ou du gouvernement de son propre pays ; reniements de parole, improvisations impulsives et revirements inattendus – tout ceci joint à une extraordinaire ténacité, à une incroyable force de travail et à un appel incessant à sa fortune personnelle [1].

Dès 1890, alors qu’une nouvelle conférence internationale se tient à Bruxelles pour renforcer la lutte contre la traite des Noirs et encourager le développement de l’Afrique, Léopold II obtient, en contradiction avec l’Acte de Berlin, qu’une perception sous forme de droits d’entrée de 10% des biens importés dans le bassin du Congo soit affectée à l’EIC pour financer ces initiatives humanitaires [2]. Animé par un souci d’accroissement des revenus, à partir de 1891, le roi mène une nouvelle politique foncière en considérant comme terres vacantes toutes les terres non occupées par des villages ou des cultures indigènes. En expropriant la presque totalité du territoire, il en dispose pour ses besoins propres ou pour les concéder à des compagnies privées comme l’Anversoise ou l’ABIR (Anglo-Belgian India Rubber Company). Celles-ci possèdent dès lors des droits quasi régaliens sur les territoires concédés où elles établissent un système de travail obligatoire. De surcroît, L’EIC instaure de manière systématique un impôt en industrie en faisant travailler les indigènes comme contribuables par des corvées, portages et fournitures de biens ou en les obligeant par la force armée à fournir du caoutchouc ou du copal. De grandes sociétés minières seront également fondées dès 1906, et qui bénéficieront de cet appui en main-d’œuvre, sous des statuts en évolution. Elles sont appelées à un long avenir : l’Union minière du Haut Katanga (UMHK), la Société internationale forestière et minière du Congo (FORMINIERE) qui fera fortune dans le diamant, ainsi que la Compagnie de Chemin de fer du Bas-Congo (BCK). Outre les entrepreneurs et financiers impliqués, les soutiens à l’initiative royale ne manquent pas : des économistes ou des juristes reconnus comme Émile de Laveleye (1822-1892) [3] ou Édouard Descamps (1847-1933) légitiment à la fois l’action civilisatrice et la recherche conjointe d’avantages et d’intérêts par le colonisateur [4].

Des voix s’élèvent pourtant, en Belgique et à l’étranger, pour dénoncer les violences du système mis en place dans l’État indépendant. Ainsi, dans sa lettre au roi Léopold II du 18 juillet 1890, l’historien afro-américain George Washington Williams (1849-1891), qui avait d’abord soutenu avec enthousiasme l’initiative du Free Congo State – comme on appelle l’EIC dans le monde anglo-saxon –, fait rapport d’une mission sur place et décrit un régime colonial prédateur :

Le gouvernement de Votre Majesté a été, et est encore, coupable de mener des guerres injustes et cruelles contre les indigènes, dans l’espoir d’obtenir des esclaves et des femmes pour répondre aux demandes des fonctionnaires de votre gouvernement. Dans ces raids de chasse aux esclaves, un village est armé par l’État contre l’autre, et la force ainsi obtenue est incorporée aux troupes régulières. Je n’ai pas de termes adéquats pour décrire à votre Majesté les actes brutaux de vos soldats lors de ces raids [5].

Sa Lettre trouve un écho jusque dans la presse belge et à la Chambre où le ministre Auguste Beernaert, en charge des Finances, disqualifie le témoignage au nom du gouvernement [6]. Les regards pourtant changent sur l’œuvre congolaise, y compris aux yeux des diplomates qui avaient soutenu fortement le roi-souverain. En 1893, Émile Banning lui-même doit le constater : l’État indépendant du Congo est entré, depuis 1890, dans une période de crise. Une politique irrationnelle, servie par une volonté aussi tenace dans la poursuite de son but que variable dans ses directions et ses combinaisons, a transformé peu à peu le territoire de l’État, de colonie libre, ouverte à toutes les initiatives conformément aux vues de la Conférence de Berlin, en un vaste monopole exercé au profit du gouvernement par ses propres agents [7].

C’est dans ce contexte que, à l’occasion de la révision constitutionnelle de 1893, le gouvernement belge anticipe une éventuelle prochaine reprise du Congo en ajoutant un alinéa à l’article 1er de la loi fondamentale disposant que les colonies, possessions d’outre-mer ou protectorats que la Belgique peut acquérir sont régis par des lois particulières. Les troupes belges destinées à leur défense ne peuvent être recrutées que par des engagements volontaires [8]. La dernière phrase a vocation à empêcher l’implication de la Belgique dans une guerre coloniale.

Des descriptions émergent en Belgique sur les terribles violences commises par les agents de Léopold II et la condition de véritable servage imposée aux populations congolaises. En 1896, le jurisconsulte Edmond Picard (1836-1924), un des théoriciens du racisme et sénateur socialiste depuis 1894, se rend sur place et décrit longuement son voyage et les misères qu’il y rencontre [9]. Mais c’est le franco-britannique Edmund D. Morel (1873-1924), qui après avoir physiquement travaillé sur la liaison maritime Anvers-Boma, recueille de nombreux témoignages d’atrocités [10], notamment émanant de missionnaires et qui lance une large campagne de protestation internationale contre l’EIC. Une mission officielle est alors confiée par le Foreign Office à Roger Casement (1864-1916), consul de Grande-Bretagne à Boma. Son rapport est également accablant.

La seule façon d’obtenir du caoutchouc est de se battre pour l’obtenir. (…)

Chaque fois que le caporal va chercher du caoutchouc, on lui donne des cartouches. Il doit rapporter toutes celles qui n’ont pas été utilisées ; et pour chaque cartouche utilisée, il doit rapporter une main droite. M. P. m’a raconté qu’il leur arrivait de tirer une cartouche sur un animal à la chasse ; ils coupaient alors une main à un homme vivant. En ce qui concerne l’ampleur de cette pratique, il m’a informé qu’en six mois, l’État, sur la rivière Momhoyo, avait utilisé 6000 cartouches, ce qui signifie que 6000 personnes ont été tuées ou mutilées. C’est plus que 6 000, car la population m’a dit à plusieurs reprises que les soldats tuent des enfants avec la crosse de leurs fusils [11].

Photo Alice Harris, Congo Balolo Mission, Equateur 1904. Collection Anti-Slavery International, Londres. Isidor NDAYWEL è NZIEM, Nouvelle histoire du Congo, Des origines à la République démocratique, p. 337, Bruxelles, Le Cri – Kinshasa, Buku, 2012.

https://digitalcollections.nypl.org/items/e19d09d0-c6bf-012f-feb3-58d385a7bc34?canvasIndex=0

 

Le document est adressé en 1904 aux puissances de la Conférence de Berlin. Le scandale oblige l’État indépendant du Congo à mettre en place une Commission d’enquête. Elle est présidée par Edmond Janssens, avocat général auprès de la Cour de Cassation de Bruxelles, et composée de l’italien Giacomo de Nisco (1860-1942), président de la Cour d’Appel de Boma, ainsi que du juriste suisse Edmond de Schumacher (1859-1908). Le rapport [12] confirme, en termes prudents, les exactions dénoncées par les travaux de Morel et Casement. Ces informations sont relayés par la campagne anti-léopoldienne de la Congo Reform Association qu’ils ont fondée en 1904, ainsi que par des personnalités scientifiques, religieuses et politiques belges, comme le professeur Félicien Cattier (1869-1946), le père jésuite Arthur Vermeersch (1858-1936) [13] et le leader socialiste Émile Vandervelde (1866-1938) qui dénonce à la Chambre une situation morale impossible [14]. Quant au futur doyen de la Faculté de Droit à l’ULB, il va plaider pour l’annexion immédiate par l’État belge, seule issue honorable à la situation actuelle.

La vérité la plus claire et la plus incontestable qui ressort de l’ensemble de ce travail est que l’État du Congo n’est point un État colonisateur, que c’est à peine un État : c’est une entreprise financière. Les préoccupations premières de ses gouvernants ont été d’ordre pécuniaire : augmenter le rendement de l’impôt, exploiter rapidement les richesses naturelles, réaliser tous les travaux d’utilité publique qui devaient augmenter la rentabilité du territoire, tels sont les buts que l’État a poursuivis. Tout le reste n’a été qu’accessoire. La colonie n’a été administrée ni dans l’intérêt des indigènes ni même dans l’intérêt économique de la Belgique : procurer au Roi-Souverain un maximum de ressources, tel a été le ressort de l’activité gouvernementale [15].

 

Vers la reprise du Congo par la Belgique

L’idée est bien sûr dans l’air. En effet, dans le contexte de nouvelles difficultés économiques de la colonie, le 9 janvier 1905, un traité de cession de l’État indépendant du Congo à la Belgique est signé. Le gouvernement homogène catholique n’ose toutefois pas le déposer au Parlement, craignant ne pas disposer d’une majorité suffisante pour l’approuver [16]. Néanmoins, la campagne contre l’EIC et son roi – qui s’accroche à ce qu’il considère comme son bien – devient de plus en plus virulente. Les pressions diplomatiques internationales s’accentuent. La menace de la convocation d’une nouvelle conférence internationale qui enlèverait le Congo aux Belges s’accentue. C’est la Résolution du sénateur américain John Cabot Lodge (1850-1924) du 11 décembre 1906 et son vote par le Congrès des États-Unis le 15 février 1907, ainsi que la prise de conscience croissante par les Belges des maltraitances subies par les Congolais, qui font céder le roi et le poussent à renoncer à sa souveraineté. Le 20 août 1908, la Chambre vote l’annexion du Congo à la majorité simple par 83 voix contre 54 non et 9 abstentions, suivie par le Sénat. Le 15 novembre 1908, l’État indépendant du Congo est dissout et le Congo devient une colonie belge.

À la Chambre, le débat, portant à la fois sur le bilan de la colonisation et sur ce qu’il faut faire du Congo dans l’avenir, a été particulièrement long et vif entre parlementaires de la majorité et de l’opposition dite d’extrême gauche : socialistes et libéraux radicaux ont notamment proposé, sans succès, l’internationalisation du Congo. Du côté catholique, un ténor conservateur comme Charles Woeste (1837-1922) justifie la souveraineté absolue pour les nations dans l’enfance quand il s’agit d’introduire la civilisation dans les pays barbares [17], tandis qu’Auguste Beernaert n’ose imaginer ce que deviendrait un Congo, exclusivement africain, sans attaches avec une mère-patrie et n’ayant d’autres ressources, d’autres concours, d’autres influences que ceux qu’elle pourrait se procurer par elle-même [18]. Quant à Jules Destrée (1863-1936), membre de l’opposition, il voit dans la reprise du Congo un nouveau déshonneur pour la Belgique. Le député du Parti ouvrier belge estime que l’image du pays a été salie par le régime léopoldien, et ce malgré la défense des indigènes par ses collègues Georges Lorand (1860-1918, libéral) et Émile Vandervelde. Ainsi, au moment du vote, l’avocat de Charleroi fustige-t-il les catholiques et la partie de la gauche libérale qui soutient la colonisation du Congo par la Belgique :

Déroulant logiquement ses conséquences, la politique coloniale capitaliste vous a fait condamner les libertés constitutionnelles ; vous avez refusé la liberté de la presse et la liberté de réunion et d’association, même pour les Belges établis au Congo ; sous prétexte qu’un pouvoir fort est nécessaire, vous avez refusé au parlement le droit d’enquête et vous l’avez privé de tout contrôle sérieux sur les affaires coloniales ; — nous vous avons dit l’appréhension populaire du service militaire colonial et avons réclamé des garanties du caractère volontaire des enrôlements; vous nous les avez refusés ; enfin, faute plus grave, vous avez refusé de reconnaître les droits des indigènes à leurs terres et à la liberté, vous avez refusé d’abroger les décrets homicides relatifs au travail forcé ! Décisions d’autant plus scandaleuses que chez certains d’entre vous elles restent tarées de soupçon d’intérêt personnel ! (…)

Vous assumez des responsabilités redoutables ; mais vous les assumez entières [19].

La loi-cadre du 18 octobre 1908 sur le gouvernement du Congo belge, aussi appelée Charte coloniale, est un texte législatif belge qui établit les principes de base de fonctionnement de la colonie. Il est adopté par le Parlement à la majorité simple. Par son contenu, c’est pourtant une véritable Constitution. Néanmoins, dans ce texte, comme l’observait Destrée, mais aussi d’autres juristes contemporains, certaines règles qui relèvent traditionnellement des constitutions libérales sont absentes [20]. La Charte met toutefois fin au pouvoir absolu que le roi avait dans l’État indépendant du Congo.

La communauté internationale n’est cependant pas encore totalement rassurée et les regards suspicieux restent longtemps tournés vers la Belgique, même s’ils vont être bientôt distraits par la Grande Guerre. En 1909, le médecin et écrivain anglais Arthur Conan Doyle (1859-1930), ancien militaire des campagnes anglaises en Afrique du Sud, publie un ouvrage bien informé, The Crime of the Congo, dans lequel, loin d’exonérer la Belgique, l’auteur de Sherlock Holmes estime qu’il est trop facile de se défaire de sa responsabilité :

L’État du Congo a été fondé par le roi des Belges et exploité par des capitaux belges, des soldats belges et des concessionnaires belges. Il a été défendu et maintenu par les gouvernements belges successifs, qui ont tout fait pour décourager les réformateurs. Malgré les arguties juridiques, c’est une insulte au bon sens que de supposer que la responsabilité du Congo n’a pas toujours incombé à la Belgique. L’appareil belge a toujours été prêt à aider et à défendre l’État, mais jamais à le contrôler et à l’empêcher de commettre des crimes [21].

Alors que la plupart des pays ont reconnu l’annexion dans la foulée du vote, trois pays tardent, notamment par méfiance à l’égard de la Belgique : les États-Unis ne la reconnaissent qu’en 1911, la Russie l’année suivante et, finalement, la Grande-Bretagne en 1913.

 

Philippe Destatte

@PhD2050

A suivre : 3. Le Congo belge, une colonie modèle ? (1908-1958)

 

[1] Guy VANTHEMSCHE, La Belgique et le Congo, Empreintes d’une colonie (1885-1980), Nouvelle Histoire de Belgique, vol. 4, p. 34, Bruxelles, Complexe, 2007.

[2] Alain STENMANS, Le statut international et les lois fondamentales du Congo, ds. Émile LAMY & Louis DE CLERCK éd., L’ordre juridique colonial belge en Afrique centrale, Éléments d’histoire, p. 13, Bruxelles, ARSOM, 2004.

[3] Émile de LAVELEYE, Le partage de l’Afrique en 1891, The Forum de New-York, janvier 1891 et Revue de Belgique, 15 mars 1891, dans Essais et études, t.3, p. 338, Gand, Vuylsteke – Paris, Alcan, 1897.

[4] Edouard DESCAMPS (1847-1933), L’Afrique nouvelle. Essai sur l’état civilisateur dans les pays neufs et sur la fondation, l’organisation et le gouvernement de l’État Indépendant du Congo, p. 35, 37-38, 41, Paris-Bruxelles, Hachette-Lebègue, 1903.

[5] George Washington WILLIAMS, An Open Letter to His Serene Majesty Leopold II, King of the Belgians and Sovereign of the Independent State of Congo, p. 250-251, Stanley Falls, Central Africa, July 18th, 1890. http://people.umass.edu/hist101/WILLIAMS%20Open%20Letter.pdf – Ces faits sont confirmés par G. VANTHEMSCHE, La Belgique et le Congo…, p. 38.

[6] Annales parlementaires, Chambre des Représentants, 18 juin 1891, p. 1351sv.

[7] AGR, Papiers Banning, n°156, La Belgique et l’État indépendant du Congo, Introduction, p. 1, (1893) dans Louis-Th. MAES et René VAN SANTBERGEN, Documents d’Histoire de Belgique, t. 2, p. 247, Bruxelles, Ministère des Affaires étrangères, 1978.

[8] Alain STENMANS, Le statut international et les lois fondamentales du Congo…, p. 31.

[9] Lettre de l’inspecteur d’État de l’EIC Marcelin De Saegher (1858-1896) à Émile Steyaert, président du Tribunal de Première Instance de Gand,  16 février 1895 dans Philippe MARECHAL, La controverse sur Léopold II et le Congo dans la littérature et les médias. Réflexions critiques, Jean-Luc VELLUT ed., La mémoire du Congo. Le temps colonial, p. 45-46, Tervuren, MRAC – Snoeck, 2005. – Edmond PICARD, En Congolie, p. 79-80, 96-97, Bruxelles, Lacomblez, 1896. – Sur Edmond Picard, voir Foulek RINGELHEIM, Edmond Picard, jurisconsulte de race, Bruxelles, Larcier, 1999. – Sur la réalité des violences, voir : Bas DE ROO, L’État indépendant du Congo, une machine à piller au service d’un Léopold II impitoyable ?, dans I. GODDEERIS, A. LAURO & G. VANTHEMSCHE dir., Le Congo colonial, p. 44-49. – Daniel VANGROENWEGHE, Du sang sur les lianes, Léopold III et son Congo, Bruxelles, Aden, 2010.

[10] Edmund D. MOREL, Affairs of West Africa, London, William Heinemann, 1902.

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c8/Affairs_of_West_Africa_%28IA_affairsofwestafr00more%29.pdf?uselang=fr

[11] Roger CASEMENT, Correspondence and Report from His Majesty’s Consul at Boma respecting the Administration of the Independant State of Congo, Accounts and papers: Sixty-five volumes, Colonies and British Possessions, continued, Session 2 February 1904 – 15 août 1904, vol. LXII, p. 47, 1904.

[12] Bulletin officiel de l’État indépendant du Congo, n°9 & 10, Rapport au Roi-souverain, 21e année, Sept-oct. 1905, p. 104-105. http://www.droitcongolais.info/files/rapport-d-enquete-Leopold-II,-l-EIC-et-le-genocide.pdf

[13] Arthur VERMEERSCH, La question congolaise, Bruxelles, Bulens, 1906. https://donum.uliege.be/bitstream/2268.1/10515/1/061222A.pdf

[14] Annales parlementaires, Chambre des Représentants, 28 février 1905, p. 821.

[15] Félicien CATTIER, Étude sur la situation de l’État indépendant du Congo, p. III-IV et 343, Bruxelles, Larcier, Paris, Pedone, 1906.

[16] J. GERARD-LIBOIS et B. VERHAEGEN, Le Congo du domaine de Léopold II à l’indépendance…, p. 7.

[17] Annales parlementaires, Chambre des Représentants, 29 novembre 1906, p. 88.

[18] Annales parlementaires, Chambre des Représentants, 6 décembre 1906, p. 139.

[19] Annales parlementaires, Chambre des Représentants, 20 août 1908, p. 794.

[20] A. STENMANS, op. cit., p. 30-31.

[21] Arthur Conan DOYLE, The Crime of the Congo, p. viii, New York, Doubleday, Page & Company, September 1909.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur PhD2050 (Philippe Destatte)

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture