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Juste avant 1960, et l’accélération de son déclin, au moment où José Sporck la décrivait avec tant de minutie, la Région industrielle liégeoise, composée de 64 anciennes communes, d’Engis à Visé, ou de Hermalle-sous-Huy à Lixhe, était structurée par ce que le géographe économique appelait quatre activités caractéristiques, qui occupaient près de 80 % de la main-d’œuvre totale de cet espace, et révélait une personnalité industrielle remarquable. Derrière une série de compartiments homogènes articulés mais différenciés, Sporck identifiait surtout le poids déterminant et considérable des industries des métaux, du charbon, des industries verrières, ainsi que des industries chimiques minérales dépendant essentiellement des deux premières [1]. Tout au long de son travail, le jeune chercheur liégeois ne cachait pas les difficultés présentes et à venir de la zone, parmi lesquelles le vieillissement de l’industrie et la localisation des entreprises nouvelles étaient des problèmes centraux [2].

Carte_RILg_Sporck_1957La Région industrielle liégeoise en 1957 [3]

On sait le sort que l’histoire du demi-siècle qui a suivi a réservé à ces quatre activités caractéristiques. Et les transformations que la carte de 1957 a pu subir. On sait aussi quelles émergences et résurgences sont apparues depuis avec notamment des réalisations comme GIGA créé en 2002 dans le domaine des biotechnologies [4] ou la grappe e-Mage, le cluster puis le Pôle Image [5]. Et on espère que les vieilles terres, mêmes chargées en métaux lourds et en poisons divers, seront encore fertiles de nouvelles industries.

Une dynamique de redéploiement d’Engis à Visé (2003-2013)

Lorsque, début 2003, Arcelor a annoncé ses orientations stratégiques visant à concentrer ses investissements importants et nécessaires au fonctionnement des lignes à chaud sur les sites maritimes, ce fut un choc considérable à Liège : l’impression que l’histoire s’arrêtait. En effet, ces nouvelles orientations devaient conduire à fermer l’un des deux hauts-fourneaux mi-2004 et à mettre à l’arrêt les lignes à chaud liégeoises au plus tard en 2009 [6].

Le 28 juin 2003, l’association Avenir du Pays de Liège confiait à Guy Mathot et à Michel Foret une mission exploratoire d’information pour éclairer un groupe de travail chargé de coordonner un plan de reconversion pour la zone touchée par la fermeture de la sidérurgie à chaud. Le message qui ressortait de ce travail, déposé à la fin 2003, et des nombreux entretiens des deux personnalités, tant avec les forces vives liégeoises qu’avec les responsables politiques et administratifs wallons, c’est que les Liégeois ne réussiraient à redéployer leur économie que s’ils parvenaient à décider, à coordonner leurs actions, à tirer parti de toutes les synergies entre eux [7] . Au delà, ils proposaient trois choix stratégiques : le premier était de considérer que le bassin de la Meuse, d’Engis à Visé, constitue le périmètre de la reconversion, le second est de s’inscrire résolument dans les objectifs économiques du gouvernement wallon, le troisième de mettre en place un Groupe ad-hoc qui fédère et coordonne les instruments de la vallée [8]. En termes de type d’activités à développer, il était question, dans le rapport, de l’aval de la sidérurgie et du redéploiement du secteur métal, des nouvelles technologies, de la logistique ainsi que de diverses activités de services [9].

Suite logique au rapport Mathot-Foret [10], le Schéma de Développement de l’Espace liégeois était présenté, fin mai 2004, après avoir été approuvé par un comité d’accompagnement composé de la Région wallonne, de la SPI+, d’Arcelor, du Port autonome de Liège et de chacune des communes concernées. Comme devait le dire Michel Foret, alors ministre wallon en charge de l’Aménagement du territoire, ce document avait été élaboré en vue, notamment, de revoir l’aménagement de la vallée de la Meuse dans sa partie territoriale touchée par la fermeture de la phase à chaud d’Arcelor. L’étude montrait que, en plus des 310 hectares qui pourraient être libérés par Arcelor, 1.700 hectares pourraient devenir disponibles pour implanter des activités nouvelles : zones d’activité économique prioritaires (ZAE), zones de réserves inscrites au plan de secteur (ZAD) ou encore des friches industrielles (SAED). Les consultants qui avaient travaillé à ce plan de développement – IBM Conseil et D+A – avaient identifié quelques filières-cibles en prenant en compte une trentaine d’indicateurs. Le travail avait permis de mettre en évidence les domaines suivants comme axes de réindustrialisation : le travail des métaux, la fabrication de machines et d’équipements, la fabrication d’instruments fins, la récupération, le traitement et la valorisation de matières recyclables, la recherche développement, la distribution logistique à haute valeur ajoutée [11].

C’est au GRE-Liège (Groupe économique de Reconversion) que la mission de soutenir la reconversion industrielle liégeoise a été confiée, en 2004, par le gouvernement wallon. Il s’agit, pour cette structure voulue par les forces vives de l’agglomération liégeoise, d’assumer la structuration et la coordination des outils économiques du territoire ainsi que de fixer, collectivement, les grands axes économiques prioritaires pour l’avenir du bassin liégeois. Le GRE dispose, dès lors, de la mission spécifique de s’interroger sur l’affectation des terrains libérés par la fermeture des outils de la sidérurgie liégeoise. Néanmoins, ses animateurs s’aperçurent bien vite que la dynamique du développement dépassait cette seule problématique. Ils étendirent dès lors l’objet du GRE à l’ensemble des stratégies de développement ainsi qu’à tout l’espace provincial [12].

Alors que la SPI+, avec son exercice Liège 2020, réalisé de 2002 à 2004, avec l’appui de Futuribles, avait conforté l’idée de la mise en convergence des forces vives liégeoises pour construire une stratégie efficiente pour la province de Liège [13], c’est le Plan prioritaire wallon (dit Plan Marshall) qui, en 2005, a donné de premières orientations stratégiques claires à la reconversion du bassin liégeois. Les cinq axes prioritaires wallons au travers des pôles de compétitivité ont donc également constitué les axes de développement industriel liégeois : la logistique, le génie mécanique, les sciences de la vie, l’agro-alimentaire, l’aéronautique et – dans un deuxième temps – les technologies environnementales.

Le Plan élaboré par McKinsey et l’Union wallonne des Entreprises Liège, au profit du GRE, a identifié, en 2009, des pistes pour accélérer le redéploiement de Liège, de 2009 à 2014, mais a également proposé des axes de redéploiement complémentaires à ceux de la Région wallonne, en prenant en compte les spécificités liégeoises. Les pôles du tourisme, de la culture, de l’eau, de la santé et de la formation ont dès lors complété le dispositif wallon et ajouté de la transversalité aux premiers axes [14].

La démarche de Liège 2017 correspondait à la volonté de renforcer l’image de la zone par de grandes actions culturelles, touristiques mais aussi industrielles au travers des technologies nouvelles et de la société de la connaissance [15]. Décidée par le Conseil communal de Liège en décembre 2009, cette initiative a été qualifiée d’irréversible malgré l’attribution de l’organisation à la ville d’Astana au Kazakhstan, le 22 novembre 2012 [16]. Plusieurs projets majeurs ont été lancés ou encouragés dans ce cadre mais surtout l’Union sacrée liégeoise a été confortée et a pris, notamment, la forme de Liège, Métropole Puissance Trois [17] puis de LIEGETOGETHER [18]. Dans une logique parallèle, lancée en 2010, la conférence des 24 bourgmestres de l’arrondissement de Liège et les représentants du Conseil provincial ont pris le nom de Liège Métropole pour renforcer leur initiative supracommunale [19]. Forte de ses 50 ans, fêtés en 2011, l’intercommunale SPI, reste un opérateur partenaire de tous ces dispositifs.

2013 : la bifurcation ?

La relance temporaire de la phase à chaud après la constitution du groupe ArcelorMittal, en 2006, et l’annonce de l’abandon du projet de fermeture de la phase à chaud, en 2008, avaient permis de gagner quelques années, même si la phase liquide n’avait redémarré qu’en avril 2010. L’annonce de fermeture définitive en 2011 ainsi que l’intention communiquée fin 2012 et début 2013 d’arrêter des outils importants comme le train à large bande (TLB) de Chertal et plusieurs lignes du finishing [20] confortaient la thèse d’une fermeture définitive de la sidérurgie liégeoise [21]. L’inutilité des efforts réalisés pour trouver un repreneur à la cokerie d’Ougrée et le refus final de la société américaine de racheter le terrain pollué et de relancer une activité aggravaient encore le sentiment que tout allait être emporté [22]. Cette situation relançait néanmoins la mise en œuvre des stratégies élaborées, depuis le Plan Mathot-Foret puis le Plan McKinsey – UWEL, par les travaux du SEGEFA de l’Université de Liège (2012-2013) dans le but de construire un écosystème d’acteurs efficace [23].

Ce nouveau projet, intitulé DiverCity, a constitué le troisième plan stratégique du GRE. Il avait vocation à définir les socles et les principaux piliers de la diversification économique liégeoise. Comme programme d’actions, Divercity a pour objectif d’activer les priorités suivantes à l’horizon 2018 : la mise en œuvre de la diversification industrielle via l’innovation et la créativité, l’engagement dans la transition énergétique, la promotion et l’implémentation de l’économie circulaire, la mise en place de programmes de formation adaptés à la vie professionnelle et anticipant l’évolution de l’économie. C’est dans la foulée de ce travail que des enjeux ont été identifiés avec l’objectif de servir de questionnement pour le séminaire résidentiel des forces vives liégeoises, tenu à Spa, les 9, 10 et 11 septembre 2013. Comment développer un processus complet d’économie rentable dans la région ? Comment faire fonctionner l’économie circulaire ? Comment mobiliser l’ensemble des acteurs actuels et nouveaux de l’économie liégeoise, notamment clients – partenaires – investisseurs ? Comment transférer le potentiel de la recherche vers l’entreprise ? Comment transformer des produits créatifs et innovants en organisations créatives et innovantes ? Comment les entreprises de haute technologie peuvent-elles bénéficier des success stories du monde des technologies de l’information (IT) ? Quels business models s’offrent aux jeunes entreprises ? La réponse à ces enjeux pouvait permettre d’accélérer le passage de la recherche-développement vers la production et la croissance des entreprises dans les domaines de la biotechnologie, des nouveaux matériaux dans la construction, l’économie circulaire (Reverse Metallurgy), les technologies additives, celles de l’information et de la communication, l’audiovisuel, les nanomatériaux, les surfaces du futur (Surface Energy), le spatial et la miniaturisation. Ces ateliers du GRE-Liège intitulés « Propulsez la croissance économique » pourraient constituer une bifurcation dans le processus de réindustrialisation [24]. Ainsi, 40 actions concrètes ont été identifiées permettant de viser trois objectifs :

– consolider les atouts économiques existants en vue de permettre un développement pérenne à l’international ;

– développer des projets industriels spécifiques ;

– mieux identifier et communiquer sur le savoir-faire des nouvelles filières industrielles locales afin de les développer [25].

Les accords tripartites, signés pour la partie industrielle le 30 septembre 2013 entre le gouvernement wallon et le Groupe ArcelorMittal, et qui ont fait l’objet d’une convention le 27 février 2014, ont ouvert la route à la mise en place d’une plateforme destinée à coordonner les acteurs wallons et liégeois dans leur volonté de sélectionner des projets à financer pour renouveler l’industrie liégeoise [26]. Cette plateforme est constituée des Cabinets des ministres wallons de l’Économie, de l’Emploi et de l’Aménagement du territoire, de la FGTB et de la CSC, de représentants du Comité exécutif du GRE-Liège, de la SOGEPA et du Forem. Elle accompagne la réalisation des schémas de reconversion des sites sidérurgiques. De son côté, le GRE-Liège est chargé, depuis février 2014, de suivre la mise en œuvre de ces accords.

Comme incubateur de projets destinés à développer les conditions nécessaires à la création d’emplois durables en province de Liège [27], le GRE-Liège a porté, souvent en partenariats, une série de projets-phares : Reverse Metallurgy (plateforme d’excellence scientifique et industrielle en économie circulaire), le Pôle Image de Liège, le développement des PME dans le domaine des biotechnologies, Verdir, MecaTech Aval, Aval de l’Aval, etc. [28]. Le GRE-Liège prépare son troisième plan stratégique de développement économique 2016-2020 dont l’axe prioritaire sera la diversification économique et les industries du futur. Dans ce cadre, une des priorités, en collaboration avec la Foncière liégeoise et la SPI, sera la reconversion des sites sidérurgiques [29]. La Foncière liégeoise a en effet lancé début 2015 une étude portant sur la réaffectation économique des sites sidérurgiques désaffectés du bassin liégeois. Société anonyme, elle entend agir selon les principes de gestion et de valorisation de l’économie privée tout en respectant l’intérêt général [30]. En janvier 2015, elle était en charge de la reconversion de plus de 327 hectares parmi lesquels 214 hectares d’outils sous cocons.

Le Master plan économique proposera des orientations et affectations des terrains industriels libérés par la sidérurgie et des zones urbaines limitrophes. Le Schéma industriel du GRE-Liège précise que ce Master plan comprendra : l’analyse des potentialités de redéploiement et de diversification économique, les études de faisabilité et de financement, la planification du programme de réhabilitation et les objectifs intermédiaires, les études complémentaires en aménagement du territoire des sites libérés par la sidérurgie, les études d’aménagement des quartiers limitrophes aux sites sidérurgiques, les études juridiques ainsi que des volets de participation citoyenne et de communication [31]. Ainsi, les priorités qui seront issues de cette démarche définiront la participation, avec la Foncière liégeoise, aux études Masters Plans des terrains libérés par la sidérurgie ainsi que la proposition qui sera faite aux porteurs de projets d’une deuxième vague de projets prioritaires à lancer. L’objectif commun des forces vives ainsi réunies sera de réinscrire Liège sur la carte économique et industrielle mondiale [32].

Conclusion : Industries du futur 4.0., une leçon de dynamisme stratégique

Acteur majeur du redéploiement de la Wallonie par la vigueur de ses forces vives, le dynamisme de ses outils wallons (SOGEPA, SRIW, SPAQuE, pôles de compétitivité en particulier Mecatech et Logistics in Wallonia, etc.) et spécifiquement liégeois (Université de Liège, GRE-Liège, SPI, Meusinvest, Liège-Métropole, Ville de Liège, AREBS, etc.), le bassin liégeois est certainement à une bifurcation, c’est-à-dire ce moment où, plusieurs voies étant possibles, il s’agit de choisir la meilleure [33].

La réaffectation économique des sites sidérurgiques désaffectés constitue une occasion unique de prendre cette voie. Les ateliers lancés par le GRE-Liège, depuis le début 2015, et intitulés Industries du futur 4.0., sont en train de donner du contenu à la démarche de reconversion. En activant des acteurs de premier plan – scientifiques, créateurs, entrepreneurs et organisateurs ensemble –, autour d’idées innovantes d’abord, de priorités crédibles ensuite, de projets de plus en plus concrets, enfin, les Liégeois nous donnent une leçon de dynamisme stratégique. L’union et l’articulation des forces de l’Université, de l’intercommunale de développement, de poids lourds politiques, le soutien tangible de la Région wallonne et le leadership assumé par des entrepreneurs de premier plan au travers du GRE donnent à l’ensemble une réelle force de frappe dont les effets doivent maintenant se traduire sur le terrain.

A nous qui pensons depuis longtemps que la reconversion de la Wallonie se fera surtout par ses territoires, les Liégeois nous rassurent et nous encouragent. Liège est au cœur de la reconversion industrielle wallonne. Par leur action et leur exemple, les acteurs liégeois nous inquiètent également. Pas tant parce qu’on ne retrouve pas partout en Wallonie la même cohésion et la même détermination : en Wallonie picarde, dans le Cœur du Hainaut, dans le Pays de Charleroi, à Namur et dans le Luxembourg, sans parler même du Brabant wallon, des efforts comparables existent. Notre inquiétude vient plutôt du fait que, ce que les Liégeois nous rappellent, c’est qu’on chercherait en vain un effort concerté, de Comines à Welkenraedt, et de Rixensart à Arlon. Or, comme l’écrivait dernièrement l’ancien président de l’Union wallonne des Entreprises de Liège et actuel président du Comité exécutif du GRE, Jacques Pélerin, l’efficacité d’une dynamique de redéploiement économique doit s’articuler (…) autour d’un processus « en engrenage », entre instances régionales et sous-régionales, dans un enrichissement mutuel. Selon les axes de développement, l’implémentation se fera plus efficacement à travers les instances régionales ou à travers les rouages locaux [34]. On ne saurait mieux dire. Malgré les initiatives prises dans le cadre des Plans prioritaires wallons ou même des programmes d’appuis structurels européens, on peut se demander si les différentes dynamiques territoriales s’inscrivent bien dans un effort collectif, porté et coordonné par un élan commun. Il manque probablement ici des outils comme celui qui a été développé depuis 2006 dans le domaine de l’aménagement du territoire, avec la Plateforme d’Intelligence territoriale wallonne, qui active les acteurs de ce domaine autour d’un schéma général qui est le SDER – malheureusement lui-même trop déconnecté des dynamiques économiques – et encourage leurs interactions avec le ministre et l’administration. Peut-être, comme le suggérait il y a peu le directeur général du GRE-Liège, Jean-Luc Pluymers [35], cette tâche de coordination et d’interaction wallonnes dans le domaine de la réindustrialisation devrait-elle être menée par l’AEI, la nouvelle Agence de l’Entreprise et de l’Innovation, fruit de la fusion entre l’ASE et l’AST ? Mais probablement que le SPW devrait, ici aussi, être en première ligne.

Faut-il rappeler, à quelques jours de la commémoration du 18 juin 1815, qu’il est, dans l’histoire, des rendez-vous historiques manqués, et… funestes ?

Philippe Destatte

https://twitter.com/PhD2050

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Éclairer les systèmes territoriaux d’innovation au profit des entreprises

Liège 2017 : une voie pour la métamorphose de la Wallonie

[1] José A. SPORCK, L’activité industrielle dans la Région liégeoise, Etude de géographie économique, p. 65-71, Liège, Georges Thone, 1957. – Sur José Sporck, voir Bernadette MÉRENNE-SCHOUMAKER, In Memoriam José A. Sporck (1922-1988), dans Bulletin de la Société géographique de Liège, 1989, 25, p. III-IV.

Cliquer pour accéder à M%C3%A9renne%201988%20In%20memoriam%20J.A.%20Sporck.pdf

[2] Voir en particulier ses suggestions en vue d’un développement optimum de l’activité industrielle liégeoise, p. 133-141.

[3] État actuel des sites industriels, carte reproduite dans J. A. SPORCQ, L’activité industrielle dans la Région liégeoise…, p. 36.

[4] Groupe interdisciplinaire de Génoprotéomique appliquée. Henri DUPUIS, Une Giga naissance en région liégeoise, dans Athena n°181, Mai 2002, p. 41.

[5] Avec Wallimage, la grappe e-Mage, le cluster Twist (Technologies wallonnes de l’Image, du Son et du Texte), puis le Pôle Image, c’est toute une galaxie d’entreprises qui se construit progressivement sur Liège :

http://www.ulg.ac.be/cms/c_40482/fr/grappes-clusters-et-poles

[6] ArcelorMittal Liège, Historique. http://www.cockerill-sambre.com/fr/historique/historique.htm, 1er mars 2015.

[7] Redéploiement du Pays de Liège, Méthodes et perspectives, Rapport de la mission exploratoire menée par Michel Foret et Guy Mathot, p. 5-6, Liège, Avenir du Pays de Liège asbl, Groupe de reconversion, 1er décembre 2003.

[8] Ibidem, p. 7.

[9] Ibidem, p. 31-32.

[10] SDEL, Le plan de stratégie territoriale, dans La Libre Belgique – Gazette de Liège, 28 mai 2004.

http://www.lalibre.be/regions/liege/sdel-le-plan-de-strategie-territoriale-51b88429e4b0de6db9aa58e2

[11] Ibidem.

[12] Entretien avec Jacques Pélerin, 22 mai 2015.

[13] La province de Liège à l’horizon 2020, Liège, SPI+ – Futuribles, 2004.

www.liege2020.be

[14] Accélérer  le  redéploiement  de  Liège, Liège, GRE – UWEL –  McKinsey, 2009.

[15] Philippe DESTATTE, Liège : entre innovation et prospective, Pour une vision renouvelée du système territorial, dans Veille, Le magazine professionnel de l’Intelligence économique et du Management de la Connaissance, Numéro spécial Liège 2017 – Wallonie, n° 132, Paris-Vendôme, Juillet-Août 2012, p. 34-36.

[16] Liège Expo 2017 : le meilleur reste à venir ! (23 novembre 2012) http://www.liege-expo2017.com/fr/actualites.html

[17] Liège Expo 2017 devient Liège 3, Connected, Open-minded, Creative, Bilan de la candidature de Liège à l’exposition internationale 2017 et Initiatives nouvelles.

http://www.liege.be/nouveautes/liege-metropole-puissance3 – 15 octobre 2013.

[18] http://www.liegetogether.be – 2 avril 2014.

[19] Philippe DESTATTE, Liège 2017 : une voie pour la métamorphose de la Wallonie, Blog PhD2050, 25 novembre 2012, http://phd2050.org/2012/11/25/liege-2017-une-voie-pour-la-metamorphose-de-la-wallonie/.

Version actualisée publiée dans Les Cahiers nouveaux, Discours politiques et aménagements du territoire, n° 88, Juin 2014, p. 113-116.

[20] ArcelorMittal Liège, Historique. http://www.cockerill-sambre.com/fr/historique/historique.htm, 1er mars 2015.

[21] Willy Demeyer : « la fermeture définitive de la sidérurgie liégeoise », RTBF, 25 octobre 2012.

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_w-demeyer-la-fermeture-definitive-de-la-siderurgie-liegeoise-prend-corps?id=7863425

[22] Merci à la Professeure Bernadette Mérenne d’avoir attiré mon attention sur l’importance de cet aspect. Voir La direction annonce la fermeture de la cokerie d’Ougrée d’ici fin juin, dans La Libre Belgique, 3 juin 2014. – Isabelle LEMAIRE, Mittal : « Ils peuvent avoir la cokerie », dans La Libre Belgique, 16 mars 2013. – I. LEMAIRE, Oxbow ne veut pas racheter le terrain de la cokerie de Mittal, dans La Libre Belgique, 30 mars 2014.

[23] Jean-Luc PLUYMERS, Préambule de Propulsons la croissance économique, Schéma industriel intégré pour le redéploiement et la diversification économiques de Liège, p. 5, Liège, GRE, Novembre 2014.

[24] Liège diverCité, Propulsez la croissance économique de la métropole, dans Les Cahiers du GRE-Liège, n° 2, p. 20-25, Liège, GRE-Liège – SEGEFA, s.d.

[25] Propulsons la croissance économique…, p. 23.

[26] Parlement wallon, L’aboutissement de la convention juridique et le renforcement du secteur métallurgique liégeois, Questions orales de Christine Defraigne et d’Alain Onkelinx à Jean-Claude Marcourt, 11 mars 2014.

[27] Propulsons la croissance économique…, p. 9.

[28] Ibidem, p. 24-25.

[29] Ibidem, p. 14.

[30] Appel d’offre, contrat de prestation de services, Réalisation d’une étude portant sur la réaffectation économique des sites sidérurgiques désaffectés du bassin liégeois, Liège, La Foncière liégeoise, 20 janvier 2015.

[31] Ibidem, p. 27.

[32] Ibidem, p. 37.

[33] Philippe DESTATTE, Cinq défis de long terme pour rencontrer le Nouveau Paradigme industriel, Blog PhD2050, 31 décembre 2014.

https://phd2050.org/2014/12/31/npi2/

[34] Jacques PELERIN, Wallonie, Réindustrialisation et innovation, « Sortir par le haut ? », p. 112, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 2015.

[35] Courriel de Jean-Luc Pluymers, 27 mai 2015.

Namur, le 27 novembre 2013

Le territoire est le rapport d’une société à son espace

C’est avec raison que Guy Baudelle, Catherine Guy et Bernadette Mérenne-Schoumaker soulignaient récemment le caractère à la fois flou et complexe du terme « territoire » dans ses usages contemporains.

Compte tenu de ma trajectoire professionnelle, j’ai aisément adhéré à une conception très braudélienne [1] du territoire comme rapport d’une société à son espace, construction historique faite de permanences et de perpétuelles remises en cause. Comme l’écrivent Félix Damette et Jacques Scheibling, des structures anciennes se maintiennent dans la longue durée, d’autres s’effacent ou changent de contenu [2]. On pourrait ajouter également que, tels des îlots volcaniques, des territoires semblent émerger du néant. Affirmer avec trop d’insistance ce néant serait toutefois faire fi de la tectonique des plaques, chère à mon collègue Michaël Van Cutsem [3]. Dès 1995, Roger Brunet notait que le territoire tient à la projection sur un espace donné des structures spécifiques d’un groupe humain, qui incluent le mode de découpage et de gestion de l’espace, l’aménagement de cet espace. Il contribue en retour à fonder cette spécificité, à conforter le sentiment d’appartenance, il aide à la cristallisation des représentations collectives, des symboles qui s’incarnent dans des hauts lieux [4]. C’est du reste de cette manière que, à Paris-Diderot comme à l’Université de Reims, j’aborde ces concepts d’espace et de territoire, essentiels à la compréhension de mon cours de prospective. Bernadette Mérenne et ses collègues déjà évoqués convoquent d’ailleurs le même Roger Brunet dans une définition commune mais plus récente : le territoire est un espace approprié par un groupe social (voire un individu) avec un sentiment d’appartenance ou conscience de son appropriation ; c’est souvent aussi un espace aménagé par ce groupe ainsi qu’un espace d’identité [5]. Même si j’ai toujours été réticent à cette idée de sentiment d’appartenance [6], celle d’appropriation me convainc sans nul doute puisqu’elle est centrale tant en matières de gouvernance que de prospective. Mais les auteurs de Le développement territorial en Europe éclairent l’analyse du concept de territoire par trois précieuses dimensions. D’abord, sa facette existentielle, son identité traduite par un nom, outil d’appropriation, renforçant bien l’idée que le territoire est l’espace d’une société. Ensuite, la facette physique du territoire, celle des configurations territoriales, la physionomie du territoire, naturelle, bien sûr, mais aussi matérielle, modelée par les mains humaines. Enfin, une facette organisationnelle : le territoire est un système organisé par des acteurs et en évolution constante, porté qu’il est par des dynamiques territoriales [7]. Ces trois dimensions, qui donnent corps à l’analyse du géographe, nous permettent de mieux appréhender la réalité de ce territoire particulier qui se distingue des autres espaces, institutionnalisés ou non.

La territorialisation comme processus de convergence des politiques

L’attention portée aux territoires par les pouvoirs publics, notamment par la Commission européenne et le Comité des Régions, mais aussi par les Etats-membres et par les régions elles-mêmes, a débouché sur un processus de territorialisation. Celui-ci consiste bien à faire converger les différentes politiques en mobilisant des outils et des sources de financement variés pour agir sur plusieurs paramètres à la fois de manière à accroître l’efficacité globale [8]. Cette territorialisation s’inscrit à l’intersection de trois champs nouveaux : d’abord, la gouvernance multiniveaux puisqu’elle articule des étages et périmètres différents de l’action publique ; ensuite, l’implication des acteurs territoriaux dans une logique de coconstruction de projets ainsi que leur mise en œuvre collective. Enfin, elle substitue à des approches sectorielles « en silo », une approche transversale qui s’inscrit territorialement.

Notons que ces concepts de territoire et de territorialisation étaient au centre d’une réflexion intitulée Les Midis de la Province, organisée par la Province de Hainaut ce 22 novembre à Tournai [9] où les députés provinciaux Serge Hustache et Gérald Moorgat échangeaint publiquement avec notamment Stef Vande Meulebroucke (Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai), Alain De Roover (Wallonie Développement) et Tom De Schutter (Union des Villes et Communes de Wallonie). Il s’agissait d’une étape supplémentaire dans un processus qui a vu, depuis quelques mois, l’institution provinciale valoriser ses atouts et tenter de se positionner dans le débat sur l’avenir des territoires. Car, ainsi que l’indiquait le politologue français Alain Faure dans Le dictionnaire des politiques publiques, la notion de territoire est aussi historiquement attachée à des enjeux de pouvoir et de domination [10]. En d’autres mots, la concurrence des territoires s’exerce et, en Wallonie – comme en France, du reste –, elle se manifeste avec une acuité certaine. Il faut dire que l’émergence de nouvelles formes territoriales, notamment supracommunales, force chacun à… marquer son territoire. Il faut reconnaître que les rédacteurs de la Déclaration de Politique régionale 2008-2014 ont certainement opéré une association malheureuse et préjudiciable en insérant dans ce texte une phrase qui liait la réforme des institutions infrarégionales que constituent les provinces et la mise en place d’aires supracommunales en application du Schéma de Développement de l’Espace régional de 1999 :

Afin de simplifier le paysage institutionnel situé entre la Région et la commune, le Gouvernement réformera l’institution provinciale pour la faire évoluer, à terme et après révision de la Constitution, en communauté de territoires adaptée comme entité de gestion des intérêts supra-communaux, de pilotage politique des intercommunales, de soutien aux politiques communales et de déconcentration de missions régionales et communautaires dans le cadre des stratégies établies par la Région et/ou les Communautés [11].

On comprend que les provinces wallonnes se soient senties menacées par une stratégie régionale ainsi affirmée. Certes, nous l’avons montré ailleurs, la menace de substituer des sous-régions aux provinces n’est pas nouvelle et avait déjà fait l’objet d’un accord politique assez élaboré en 1977, dans le cadre du Pacte d’Egmont [12].

Institutions déconcentrées et décentralisées versus territoires de gouvernance ?

C’est avec raison que, lors du débat de Tournai, le député provincial Serge Hustache a pu rappeler la confusion qui subsiste au sein du Gouvernement wallon sur ce que recouvre l’idée d’aire de coopération supracommunale. Partant d’une conférence faite par le ministre des Pouvoirs locaux Paul Furlan au Cercle de Wallonie en novembre 2012, je m’étais d’ailleurs interrogé pour savoir qu’est-ce qu’un bassin de vie en Wallonie ? Néanmoins, il ne paraît pas raisonnable de ranger ces derniers objets et les provinces sous un même vocable de territoires et de les mettre en concurrence si on veut bien considérer tant la nature que la vocation différentes de ces instruments.

En effet, les provinces constituent, en vertu de la Constitution, des composantes de la Belgique et des subdivisions de la Région wallonne qui exerce sa tutelle sur ces institutions [13]. De même, les provinces gèrent des compétences déconcentrées en provenance de l’État fédéral, de la Région wallonne et de la Communauté française, ainsi que des compétences décentralisées dans lesquelles elles exercent leur autonomie en vertu du principe de l’intérêt provincial et sur base de leur autonomie fiscale. L’existence d’un Conseil provincial élu directement leur donne également une réelle capacité démocratique.

Les aires de coopération supracommunales ne sont pas de même nature. Elles n’ont pas de vocation institutionnelle mais s’inscrivent plutôt dans des logiques de gouvernance multiniveaux. Certes, elles peuvent rechercher des légitimités démocratiques dans l’organisation de conférences de bourgmestres ou de conseils des élus mais leur rôle consiste avant tout à impliquer les acteurs dans des dynamiques collectives : les communes bien sûr, mais aussi les entreprises, les universités, les associations, les acteurs locaux et régionaux (invests, agences, comités subrégionaux de l’emploi et de la formation, etc.) ainsi que les citoyens. Leur mode de fonctionnement privilégié réside dans la recherche du consensus en vue de la mise en œuvre de projets communs ainsi que dans la contractualisation avec les différents niveaux de gouvernement. Ainsi, la Plateforme d’Intelligence territoriale wallonne a-t-elle défini, dès le 14 septembre 2012, le bassin de vie comme une aire de coopération territoriale où, d’une part, se réalise un projet de développement endogène et transversal durable porté par les acteurs et où, d’autre part, peuvent se mettre en œuvre, par contractualisation, des politiques publiques territorialisées. Cette définition se fonde sur les modèles d’aires supracommunales de Wallonie picarde et du Cœur du Hainaut où de solides projets de territoires ont été déployés [14]. Ce sont, à notre avis, les expériences les plus avancées en Wallonie, notamment parce qu’elles bénéficient à la fois des fortes implications professionnelles des intercommunales de développement IDETA-IEG-IPALLE ainsi qu’IDEA ; et parce qu’elles interagissent de plus en plus vigoureusement avec les instances régionales.

La distinction entre les institutions décentralisées et déconcentrées que sont les provinces et les territoires supracommunaux de gouvernance que constituent les bassins de vie se complexifie lorsqu’on considère que les premières peuvent également s’affirmer comme des territoires de projet. La province de Luxembourg, à travers notamment son gouverneur Bernard Caprasse et l’intercommunale IDELUX, la députation de la province de Liège et l’intercommunale SPI, le Bureau économique de la Province de Namur, la province du Brabant wallon ont tenté, avec des niveaux d’implications différents, de rassembler les acteurs de leur espace dans des exercices de prospective ou de stratégie. Ils ont eu à s’articuler avec d’autres démarches, internes – comme Pays de Famenne, Prospect 15 ou Pays de Herve Futur – ou transfrontalières – comme la Grande Région ou le Parc des Trois Pays. Ce faisant, ils ont constitué des bassins de vie d’une autre nature que les expériences hennuyères, avec d’autres mécanismes de gouvernance que le classique gouvernement provincial.

Faire le pari de l’interterritorialité…

S’il ne fait aucun doute que les institutions provinciales doivent continuer à se rénover, comme les institutions régionales et locales du reste, on ne voit que trop bien qu’elles ne constituent pas directement une alternative aux bassins de vie. Partout en Wallonie, les provinces sont porteuses de compétences réelles et offrent à la Région wallonne comme aux communes des relais de proximité solides et fiables dans des secteurs déterminants : la santé, la culture, l’enseignement, le développement économique, les infrastructures, etc. Ce que nous avons dit à Tournai, nous inspirant d’ailleurs des exemples de la gouvernance territoriale française, c’est que la pertinence et la robustesse des territoires tiennent à la fois à leur capacité à fédérer les acteurs qui s’y déploient pour construire des projets communs et à interagir avec d’autres pour coproduire des politiques publiques. C’est ce que Martin Vanier a appelé l’interterritorialité. Comme il l’a souligné dans la démarche prospective Objectif 2020 du Conseil régional du Nord – Pas de Calais : faire le pari de l’interterritorialité aujourd’hui, c’est prendre acte de la complexité territoriale tant décriée par certains, et c’est croire à la capacité de chacun des échelons de fabriquer du lien, de la coordination, de l’intercession, de la convention, de la contractualisation pour optimiser l’efficacité de l’action publique globale [15].

Aujourd’hui, les bassins de vie construits comme des aires de coopération supracommunales sur base du SDER de 1999 et qui émergent comme territoires de projet sont en train de faire la démonstration de leur pertinence et de leur robustesse en mettant en œuvre leur plan d’action ainsi qu’en construisant leur stratégie territoriale pour préparer avec la Région la prochaine programmation FEDER 2014-2020. Au delà de la collaboration qu’elles apportent à ces projets, les provinces ne sauraient simplement répondre aux sollicitations et poursuivre leur business as usual. Pour elles, le moment apparaît moins à la communication défensive qu’à l’investissement massif dans l’interterritorialité et au positionnement sur les espaces de coopérations adéquats, tant au sein de la Région que de manières transfrontalières et interrégionales.

Car à l’heure des défis stratégiques et financiers considérables qui s’imposent tant à la Wallonie qu’à la Région wallonne, les choix ne pourront être que ceux de l’efficience et de la capacité de chacun à travailler avec tous pour le redressement et le bien-être communs.

Philippe Destatte

https://twitter.com/PhD2050


[1] Fernand BRAUDEL, L’identité de la France, Espace et histoire, Paris, Arthaud-Flammarion, 1986.

[2] Félix DAMETTE et Jacques SCHEIBLING, Le Territoire français, Permanences et mutations, p. 29, Paris, Hachette, 2ème édition, 2003.

[3] Michaël VAN CUTSEM, La prospective territoriale en Wallonie : un mécano à géométrie variable, dans Territoires wallons, n° 5, Septembre 2010, p. 113-125.

[4] Roger BRUNET, Les mots de la géographie, Dictionnaire critique, p. 480, Paris, La Documentation française, 1993.

[5] Roger BRUNET, René FERRAS et Hervé THERY, Les mots de la géographie, Dictionnaire critique, Paris-Montpellier, Reclus-La Documentation française, 2009. – Guy BAUDELLE, Catherine GUY, Bernadette MERENNE-SCHOUMAKER, Le développement territorial en Europe, Concepts, enjeux et débats, p. 16-17, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.

[6] Philippe DESTATTE, L’identité wallonne : une volonté de participer plutôt qu’un sentiment d’appartenance, Contribution à une réflexion citoyenne, dans Cahiers marxistes, n° 207, Octobre-novembre 1997, p. 149-168.

[7] Guy BAUDELLE, Catherine GUY, Bernadette MERENNE-SCHOUMAKER, Le développement territorial…, p. 17-18.

[8] Ibidem…, p. 133.

[9] L’éco-développement territorial, à défaut de pétrole ? Office du Tourisme de Tournai, 22 novembre 2013.

[10] Alain FAURE, Territoires/territorialisation, dans Laurie BOUSSAGUET, Sophie JACQUOT et Pauline RAVINET dir., Dictionnaire des politiques publiques, Paris, Presses de Sciences Po, 2004. http://hal.inria.fr/docs/00/11/32/96/PDF/dicooAF.pdf

[11] Une énergie partagée pour une société durable, humaine et solidaire, Projet de Déclaration de Politique régionale wallonne, 2009-2014, p. 235.

[12] Philippe DESTATTE, Jalons pour une définition des territoires wallons, 4. Les sous-régions d’Egmont-Stuyvenberg (1977-1978), Blog PhD2050, 8 février 2013,

http://phd2050.org/2013/02/08/sous-regions/

[13] Joël HODEIGE et Anne BORGHS, sous la direction du Professeur Michel HERBIET, Rapport préliminaire au séminaire du 30 janvier 1996, dans La province : une institution à redéfinir ?, p. 120-123, Charleroi, Institut Destrée, 1996.

[14] Construisant cette définition, la Plateforme d’Intelligence territoriale wallonne n’ignorait évidemment pas qu’il existe une autre acception du bassin de vie, tel que le conçoit, par exemple, l’INSEE : le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès aux équipements et services les plus courants.

http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=zonages/bassin-vie-2012.htm (27.11.2013)

[15] Démarche prospective sur les conditions de mise en œuvre de politiques interterritoriales, Note D2DPE n°35, Région Nord – Pas de Calais, Objectif 2020, Avril 2010, p. 4-5. – Martin VANIER, Le Pouvoir des territoires : essai sur l’interterritorialité, Paris, Economica, 2010.